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dimanche 24 avril 2011

Earth Hour - la France des Lumières va s’éteindre


Ce soir, samedi 26 mars 2011, à 20h30, allumez vos bougies et éteignez vos lumières pendant une heure. Le but de l’opération ? Mettre en lumière le réchauffement climatique. Rassurez-vous, vous ne serez pas les seuls à retourner au 18e siècle. Les capitales du monde entier participent à l’opération.
Que ce soit l’opéra de Sydney, la pyramide de Gizeh ou la Tour Eiffel, tous ces monuments seront également éteints pendant une heure symbolique. A Paris, c’est plus d’une centaine d’établissements emblématiques qui seront éteints comme tous les ponts de la ville, le Panthéon ou l’opéra Garnier. 1600 pandas en papier machés représentant les 1600 derniers pandas vivants seront disposés sur le Trocadéro pour former un 60 (symbole de cette manifestation).
Je vous conseille d’en profiter pour sortir votre lunette astronomique du placard, le ciel de votre ville sera moins pollué par la lumière que d’habitude.

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dimanche 17 avril 2011

Triche - nous sommes tous des héros du fond de la classe

? La triche c’est pas bien. ? Je suis s?re qu’à vous aussi, on vous l’a déjà dit. Que celui qui n’a jamais tourné la tête vers la copie de son voisin pour vérifier si sa réponse est bonne quitte cette page sur le champ ! Certes, il existe quelques rebelles, des élèves modèles, mais je vous assure que même eux ont déjà eu un micro-torticolis en interro de chimie. J’ai vu la première de la classe l’année dernière prise en flag au moment où elle tentait de débusquer la petite réponse qui lui aurait donné son 20 !
Je ne vais ni faire la modeste, ni la petite sainte?: je l’avoue, il m’est déjà arrivé de tricher une fois ou deux, ou trois. Si un ancien prof me lit, qu’il sache que je l’aime aussi. Attention, quand je parle de triche, ce n’est pas dans l’idée d’avoir 19/20 alors qu’on mérite 2. Non, la triche a ses codes, ses principes, ses règles. Il est ainsi impossible de faire illusion en arts plastiques, en musique ou en sport. Pour le reste, tout est négociable tant qu’on ne se fait pas prendre.
Des techniques, il y en a autant qu’il y a d’élèves. Commen?ons par la plus simple et la plus utilisée par tous les élèves, du premier rang de la classe jusqu’au radiateur : l’antisèche. Le principe est d’écrire le maximum de réponses sur un bout de papier que l’on prend soin de dissimuler. Il existe une variante improbable ou l’on écrit dans la paume de sa main mais pour les puristes, l’antisèche c’est dans la trousse et basta.
Pour avoir sa place au fond de la classe, il faut avoir des idées et du culot. Récemment, une fille a tenté une technique qui n’avait pas été utilisée depuis un certain Idir un jour de mai 1957. Elle demande un long temps de préparation et a le désavantage d’être repérée par les profs à dix kilomètres. J’ai nommé le brouillon préparé à la maison. Cette camarade dont je ne dirai pas le nom a sorti tranquillement son brouillon en même temps que ses petites affaires pour le contr?le. Elle l’a fait avec un naturel si naturel que le prof n’y a vu que du feu.
La palme de l’arnaque la plus incroyable revient toutefois à une de mes collègues bondy-blogueuse. Apparemment elle n’est connue des seules filles puisqu’elle nécessite un accessoire essentiellement féminin : le collant en lycra. Les accessoires nécessaires à la réalisation de cette gruge est basique : une jambe et un collant. Elle m’explique le subterfuge?: il suffit d’écrire son cours sur son mollet. Le jour du contr?le tant redouté, elle croisera ses jambes et lira ce qu’il y a d’inscrit sur son mollet en tirant légèrement sur son collant.
Parole d’ancien?: ? Aujourd’hui, il n’y a plus de héros du fond de la classe. ? En ce temps que les moins de trente ans ne peuvent pas conna?tre, il y avait la calculatrice scientifique sur laquelle on passait des heures à entrer des formules et même tous ses cours d’histoire (vous savez, les dates…). De nos jours, il n’y a presque plus aucun charme à gruger, les tricheurs ont perdu leur statut de héros du fond de la classe. C’est devenu trop facile, un seul accessoire suffit : le téléphone portable.
Les méthodes de triche se multiplient, cela va des cours enregistrés dans un brouillon aux prises de photos des cours. Ceux qui disposent d’un forfait internet, peuvent surfer sur Google traduction ou Wikipédia, par exemple. Les SMS et MMS gratuits facilitent aussi la chose, les questions sont envoyées à un copain soit par texto soit par photo, qui enverra les bonnes réponses au bout de trois minutes. Un peu comme dans ??Qui veut gagner des millions???: c’est l’appel (caché) à un ami.
Après avoir longuement réfléchi à ces diverses techniques, la plus efficace reste quand même de gruger avec son cerveau (même si j’aime beaucoup mon téléphone). Le temps qu’on perd à vouloir tricher (prépa d’antisèche, etc.), on peut le mettre à contribution pour relire sa le?on. C’est encore la meilleure des antisèches.
Sarah Ichou

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lundi 11 avril 2011

Les sapeurs, Congo Brazzaganza !

? Entrez, entrez, faites comme chez vous ! Vous voulez qu’on vous serve quelque chose ? Du coca ? ? Nous sommes chez Connivences, la boutique absolue de la sape à Paris. Le propriétaire des lieux, Jocelyn Armel, alias le Bachelor – chaque sapeur a son blaze – nous accueille les bras ouverts. Le clip de Nzété Oussama, dernière révélation musicale congolaise, passe en boucle sur l’écran plasma au-dessus du comptoir. Le Bachelor porte un superbe costume bleu marine et sent bon le parfum.
? Je ne dirai pas que je suis un sapeur, je suis un habilleur-conseil, mais j’aime être élégant, nuance-t-il. C’est avant tout une marque de respect envers la personne qui se trouve devant moi et aussi une manière de me sentir bien, de m’exprimer. De toute manière, ce n’est pas tous les jours que je m’habille comme ?a. ? A cela, l’Allureux Miela, ? l’homme qui n’a jamais travaillé ni pour un Blanc ni pour un Noir ?, ajoute, amusé : ? Les sapeurs n’existent pas, il n’y a que des sapeurs pompiers ! ? Et qu’est ce que vous êtes ? ? Je suis un playboy-gentleman. ?
Se saper est un investissement de plusieurs centaines d’euros. Et il en faut un paquet pour se faire beau ou belle (puisqu’il n’y a pas que des hommes qui se sapent). La sape para?t ridicule aux yeux de certains, mais elle est bien plus qu’une passion pour d’autres. ? A chacun ses centres d’intérêts. Certains dépensent des milliers d’euros pour partir en vacances, nous, nous faisons beaux. Je ne critique pas les gens qui économisent pour aller en vacances, je voudrais qu’on ne me critique pas parce que j’investis dans la sape, lance Le Bachelor. C’est une question de tolérance. ?
La sape est un phénomène si populaire au Congo-Brazzaville qu’il touche peu à peu d’autres pays africains. Un jour, une amie d’origine camerounaise vient frapper à ma porte, morte de rire : ? Les Congolais nous ont contaminés, j’étais à un mariage il y avait des sapeurs… Des sapeurs camerounais. ? Les DVD à la gloire de la sape se vendent tellement biens que certains produisent des suites qui sont autant de best-sellers : ? La sapologie ? 1, 2, 3, 4…, et, bient?t disponible, ? La guerre de la sape ?, qui évoquera entre autres la question tumultueuse des origines de la sape.
En effet, de Brazzaville à Kinshasa, on se dispute la paternité de la sape. ? Je ne dis pas ?a parce que je suis de Brazza, mais le berceau de la sape est bien le Congo-Brazza ! C’est un mouvement qui est antérieur à ma naissance. Il date du retour des anciens combattants qui portaient des vêtements occidentaux à ce moment-là. Le phénomène a été popularisé par Max Toundé (grand producteur, sorte de Timbaland congolais, ndlr) ?, explique Le Bachelor. ? D’un pays à un autre, la sape n’est pas la même, ajoute L’Allureux Miela. Les Congolais de Kinshasa sont beaucoup plus extravagants. Ils n’hésitent pas à porter de la fourrure en pleine chaleur ou à porter un costume à 5000 euros alors que le Congolais de Brazza est plus… classique. ?
La sape, avant tout l’affaire des adultes, s’étend toutefois aux plus jeunes. On peut trouver dans les DVD des mini-sapeurs, des enfants qui comme les grands, grimacent en marchant et décha?nent des passions. Un certain nombre d’adultes, play-boys ou pas, sont contre cet état d’esprit un peu m’as-tu-vu. Pour eux, l’important c’est d’aller à l’école, car la sape n’est pas tout dans la vie. ? La frime pour la frime ne m’a jamais intéressé ?, affirme le propriétaire de Connivences. Yasmine, 19 ans, abonde : ? Je suis congolaise et ce n’est pas quelque chose dont je suis extrêmement fière, même si ?a peut parfois m’amuser. ?
L’Allurieux Miela s’offusque lorsque nous évoquons les ? Dix commandements de la Sape ?, sorte de manuel de la sapologie. ? Les seuls Dix Commandements sont ceux de la Bible. Ceux qui prient pour ces habits sont des gens qui n’ont rien à faire ou qui se moquent tout simplement. Il ne faut pas dire tout et n’importe quoi. ?
Ndembo Boueya et Mathy Mendy
Nous profitons de cet article pour rendre hommage à Rapha Bounzéki, grand chanteur lari (Congo-Brazza) et ma?tre incontesté de la sape, décédé le 10 mai 2008.
? C’est Dolce Gabbana, D. G. ! ?


La Sape à Paris ou l’élégance Congolaise

envoyé par Bondy_Blog
Vidéo réalisée par Mathy Mendy

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lundi 4 avril 2011

Elle court, elle court, Aicha Belaidi

Prologue. Au départ, elle est un grand saut. Ce grand saut qu’elle fait, à 17 ans, de Saint-Quentin-en-Yvelines à Paris. Quelques kilomètres de broussailles, de vaches brouteuses sont ainsi franchi d’un trait. Sa s?ur, qui s’était fait la malle avant, est sur place. Elle l’héberge. La capitale lui ouvre ses portes, sans hésiter. Elle fonce, tête baissée. Aicha est jeune. Deux ? seconde ? et deux ? première ? dans les pattes et pas de bac en poche. ? Plus tard, j’ai bien vu que le mépris d’une partie des gens était lié à cette absence de dipl?me ?, se souvient-elle.
Premier acte. Le plus long. Quinze années et des échelons gravis. On est à la Fondation Danielle Mitterrand. Aicha est secrétaire, ? une semaine ? seulement. L’attachée de presse est enceinte, elle ne reviendra jamais. Aicha lui pique la place. Et monte encore. La petite protégée de Danielle arrive au ? poste de ses rêves ? : directrice de la ? communication et de la culture ? de la Fondation. Elle voit de loin le président Mitterrand, fait le tour du monde avec sa ? marraine ?, Danielle, sans qui elle n’aurait pas fait ? tout ?a ?. Là-bas, elle règne. ? J’étais celle qui devait financer les projets culturels intéressants ?, frémit-elle encore. Et d’ajouter : ? J’?uvrais déjà à la culture du métissage. Avec des festivals engagés. ?
Entracte. Elle prend une gorgée de Coca. S’interrompt dans son récit du passé. Et déduit que cet engagement vient de ses ? parents très politisés ?. Elle raconte son père qui montait des grèves dans les usines. On comprend son c?té rebelle. Des parents immigrés, débarquant d’Algérie. Un pays qu’elle n’a ? jamais vu mais qu’elle rêve de voir ?. Elle part dans ses pensées : ? L’Algérie, je la vois dynamique, jeune. Et je vois ces beaux physiques. ? Elle reprend une gorgée de Coca.
Deuxième acte. Elle est un poing. Ferme. Quand elle décide d’arrêter, elle arrête, malgré les conseils d’amis qui bourgeonnent dans sa tête (? tu devrais vraiment pas quitter la Fondation ?). Mais après quinze ans, elle claque délicatement la porte. Un risque, c’est sa ? seule expérience professionnelle ?. Mais le risque est contr?lé. On est en 2001, elle saute à pieds joints de la Fondation Danielle Mitterrand à la direction de l’ACID (Association du cinéma indépendant), où elle n’a pas son ? mot à dire ?, assure-t-elle.
Un jour, un mec l’appelle, sa bobine (de film) sous le bras. Il s’appelle Rabah Ameur-Zaimeche. C’est son dernier espoir, ce coup de fil. ? Je peux venir vous déposer mon film ? ?, supplie-t-il. Elle accepte, ? touchée ? par cette supplique. Son film, c’est ? Wech-Wech ?. Elle convoque les réalisateurs de l’association pour le leur montrer. Elle, elle adore. Eux, apparemment, n’y comprennent rien, demandent ? des sous titres pour le verlan ?. Aicha s’indigne.
Elle revient à la charge, reconvoque les ? jeunes et dynamiques ? réalisateurs de l’association pour une seconde projection. Mais c’est à son tour d’être convoquée. ? On m’a dit d’arrêter de montrer des films du tiers-monde .? Elle s’indigne à nouveau et prend la porte, la claque fort. Oublie vite ses ? 15 000 balles (en francs) par mois ? qu’elle gagnait et son CDI. ? Depuis, l’ACID a changé, ils sont partenaires de notre festival ?, se félicite-t-elle dans un sourire.
Troisième acte. Elle aime se voir sur un fil, avec la peur du vide. Mais pas au point de se voir tomber, ?a non. Un autre jour, sa s?ur, cinéaste, l’appelle. Une copine à elle, Louisa, cherche un bras droit pour organiser le Festival du film de Paris. Elle commence bas pour finir haut, comme toujours. ? Je faisais la sélection des jeunes talents et c’était une superbe formation ?, se rappelle-t-elle. Mais Bertrand Delano?, le maire, sucre les subventions au festival, pour en créer un autre. Aicha s’arrêtera là. A 40 ans, elle a presque déjà tout fait. Alors elle plaque tout pour monter son ? propre festival ?, Les Pépites du Cinéma, qui ? promeut les jeunes talents et représente la société fran?aise ?.
Epilogue. Année 2005. Elle sillonne les quartiers. Les émeutes éclatent. ? C’est à cause de ces émeutes que je me suis vu faire davantage qu’un festival ?, raconte-t-elle. Elle a 40 ans, court de mairies en mairies. Celle de La Courneuve est ? la seule ? qui lui ouvre ses portes pour organiser des ? ateliers d’image ?, destinés aux 12-25 ans).
Elle est aujourd’hui au ch?mage. ? Les salles de cinéma d’art et d’essai parisiennes ne veulent pas du festival, ils ont peur du public qui va avec. ? Et paf ! ? Le ministère ou la région ne donne aucune subvention, ils pensent que le festival est une affaire sociale. ? Et vlan ! ? La presse ne vient pas jusqu’à La Courneuve, surtout quand il n’y pas de people. Ce que je refuse catégoriquement. Mes stars à moi, ce sont les talentueux réalisateurs que je re?ois. ? Et toc !
Elle court, elle court, Aicha, comme la banlieue. Avec cette envie de bousculer le cinéma fran?ais, qu’elle juge ? figé ?. Demain, vendredi, elle inaugurera la troisième édition des Pépites. Des films de ? professionnels ? qui n’ont qu’un point commun : ? la culture urbaine ?. Rideau.
Mehdi Meklat et Badroudine Said Abdallah

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